Jamestracker

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09.08.20 21:15, lu 469 fois

Tracker

-1) Caractéristiques d’un Tracker :

C’est un instrument financier du type ETF acronyme anglais d’Exchange Traded Fund » nommé en France fond indiciel coté.
La traduction plus exactement est fond négocié en bourse.

Ce fond d’investissement a pour objectif de suivre en temps réel l’évolution d’un marché ou d'un secteur donné, par le biais d’un indice boursier qui est représentatif de celui-ci. La reproduction de l’évolution de cet indice permet de réduire avec un minimum d’écart cette performance.

Comme une SICAV ou un FCP, ce fond ETF collecte l'épargne des investisseurs et émet des parts qui sont appelées TRACKER.
Toutefois la différenciation entre les ETF et les SICAV ou FCP réside dans la gestion des parts.
Les parts d'un ETF sont créées avant tout achat par les investisseurs finaux.
Ces parts TRACKER sont des titres négociables en bourse. Pour acheter ou vendre un TRACKER il suffit de placer un ordre de bourse.
Dans le cas des SICAV ou FCP chaque souscription ou rachat donne lieu à l'émission ou destruction d'une ou plusieurs parts, ces opérations sont alors plus lourdes sur le plan administratif et impliquent des frais plus importants qui sont répercutés lors des transactions.

L’objectif d’un ETF est de reproduire l’évolution d’un indice boursier au plus près de sa performance.
Cette reproduction peut s’effectuer de deux façons, soit par réplication physique, soit par utilisation d’un Swap de gré à gré. Cette différenciation occasionne des particularités sur l’évolution à long terme qui fait l’objet principale de cette étude.
Les ETF offrent des niveaux de frais courants particulièrement attractifs. C'est grâce à leur méthode de gestion indicielle - on parle également de gestion passive - qui présente une structure de coûts réduits. Les plus populaires ont des frais annuels réduits pouvant descendre à quelques dixièmes % qui sont répartis sur l’année, de plus ils peuvent avoir une durée de vie quasi illimitée, par conséquence pour ceux qui présentent un levier Ils sont dépourvus d’érosion du Premium que l’on subit sur les Options.
Comme ce sont des fonds à capital variable selon les souscriptions ou les rachats, par conséquence pour des quantités limitées ils ne sont pas influencés par l’offre & la demande.
La liquidité est assurée par des teneurs de marché indépendants de l’émetteur.
Une fourchette réduite achat/vente est basée à une cote officielle qui est calculée par EURONEXT. Toutefois il faut prendre en compte la quantité disponible dans la fourchette active du carnet d’ordre. Si l’ordre excède cette disponibilité, la quantité complémentaire est activée dans la tranche suivante. La quantité disponible par tranche du carnet d’ordre est fonction de la volatilité du Marché. Le plus souvent, lorsque l’on ajoute au code mnémonique du tracker les deux première lettres IN on obtiens la cote officielle calculée par EURONEXT. Exemple Tracker : LYXOR ETF CAC 40 : CAC : INCAC.
Cette cote d’indice sous-jacent est utile lorsque les négociations du marché sont éparses ou influencées par un excès de taille d’un ordre. Certain site permet de suivre l’évolution de cet indice sous-jacent sur un graphique.
Suivant les cas, les Tracker peuvent distribuer ou capitaliser un dividende annuel, de plus ils sont souvent adossés à un indice Total Return (GR ou TR) ou Net Return (NR).
Ils permettent ainsi d’échapper au fisc à la retenue à la source des dividendes. L’utilisation de Tracker sur indice de marché avec une politique de distribution par capitalisation permet d’obtenir une performance Total Return avec dividende réinvesti. Cela permet d'échapper au prélèvement fiscal avec des frais de transaction et de gestion diversifiée au moindre coût.
Les ETF permettent d’investir dans plusieurs titres par l’intermédiaire d’une seule valeur. Ils offrent ainsi un accès facile et instantané à tout type de marchés et classes d'actifs, dans le monde entier.
Ils permettent ainsi aux particuliers de diversifier leur investissement boursier en action en limitant au maximum leur frais de gestion.
A l’abris des frais fiscaux du prélèvement sur les dividende (environ 30%) cela permet d’amortir les frais de gestion du ETF et une partie de l’écart de performance.


-2) Valorisation d’un Tracker
Dans la présentation des Caractéristiques d’un Tracker il est fait référence ci-dessus que la reproduction de la performance de l’indice sous-jacent peut s’effectuer suivant la Réplication physique ou synthétique.

Réplication Physique
Le mécanisme de la réplication physique consiste à se procurer les actifs constitutifs de l'indice, dans les poids relatifs prévus par celui-ci, pour constituer l'actif de son portefeuille. Ce mode de réplication est le plus transparent mais il nécessite au gérant d’ajuster en permanence la composition du portefeuille sous-jacent. Cette gestion en continue génère des coûts de frottement (Tracking error) qui induisent un écart de performance. Toutefois le cours du Tracker représente une part réelle de la valeur du fond.

Réplication Synthétique
Dans ce cas, l'actif du fonds peut contenir n'importe quel type d'instruments, et la performance cible est obtenue par un asset swap (total return swap) négocié avec une contrepartie, généralement une banque d'investissement. Ce type de réplication atteint jusqu'à pratiquement la moitié du marché des ETF européens, où ils sont plutôt le fait de sociétés de gestion filiales de groupes bancaires, la banque se portant justement contrepartie de l'asset swap. Ceci est rendu possible par le fait que la législation européenne est plus souple qu'aux Etats-Unis en ce qui concerne l'utilisation de produits dérivés par les fonds de la gestion collective.
Dans le cas d'ETF synthétiques, le portefeuille (ou collatéral) peut contenir n'importe quel type d'actifs, y compris des actifs qui n'ont aucune corrélation avec l'indice répliqué. La réplication de l'indice est assurée par le biais de l'asset swap et se passe donc de l'activité des arbitragistes. A noter que dans ce cas l'ETF est exposé au risque de contrepartie face à la contrepartie du swap
La réplication synthétique va permettre de créer des ETF qui suivent des indices qui sont plus difficiles à répliquer que les indices actions classiques, tels que les indices sur les matières premières ou des indices regroupant un très grand nombre de valeurs.
Elle permet aussi de suivre plus fidèlement les évolutions de l'indice. En effet, la contrepartie du swap s'engage à verser à l'ETF exactement la performance de l'indice chaque jour.
Cependant, la structure de l'instrument est beaucoup moins transparente pour l'investisseur. De plus, l'ETF devient exposé au risque de contrepartie vis-à-vis de la contrepartie du swap. Ce risque a été limité par le régulateur en imposant que la valeur de marché du swap ne représente pas plus de 10% de la valeur totale des actifs détenus en portefeuille. D'autre part les ETF émis en Europe (qu'ils utilisent la réplication physique ou synthétique) respectent généralement la norme UCITS.
Cette réplication permet aussi de pouvoir investir dans un instrument qui utilise des produits dérivés pour offrir aux investisseurs des produits plus complexes, qui ne se contentent pas de répliquer un indice mais peuvent également :
-Générer la performance inverse de celle de l'indice : le cours de l'ETF monte quand l'indice descend, et réciproquement
-Introduire un effet de levier : l'ETF génère par exemple deux fois la performance de l'indice
…et toute combinaison plus complexe des effets ci-dessus (par exemple un ETF qui génère le double de l'inverse de la performance de l'indice…)
-De plus cela permet d’offrir la performance d’un indice étranger dans un plan d’épargne action (PEA) à l’exemple Nasdaq 100 Leveraged Notional Net Total Return Index avec le Lyxor Nasdaq-100 Daily (2x) Leveraged UCITS ETF : dont le code mnémonique est LQQ.
Ceci est possible dans la mesure où la composition du fond respecte l’éligibilité du PEA pour au final servir de contrepartie au asset swap de cet indice ou de n’importe quel autre indice.
Ces instruments, de plus en plus complexes, nécessitent de la part de l'investisseur une bonne compréhension des mécanismes sous-jacents et des risques encourus. En particulier, il est important d'avoir à l'esprit que l'objectif de performance affiché est mesuré sur une base quotidienne.



Béta Slippage

Que conçoit-on dans la notion :
« L’objectif de performance affiché est mesuré sur une base quotidienne »
Expressément, il faut l'interpréter dans le mécanisme de la combinaison des variations journalières, toutefois l’objectif de performance peut également se mesurer à l’échelle de période.

Mais avant il faut revenir à quelques fondamentaux sur l’évolution de la variation d’un actif individuel ou d’un composé à l’image d’un indice.

Principe :
La valorisation d’un actif à la hausse n’a pas de limite, à l’inverse à la baisse elle bute à la valeur nulle, la valeur ne peut pas devenir négative.
Les valorisations sont faites à une date spécifique, le plus souvent le cours est journalier.
La variation est exprimée en % pour pouvoir la comparer dans un même repère d’échelle de grandeur : 100.
On peut poser la formule suivante
x% = C/V -1
avec
x% : variation du jour ou de la période en %
C : Cours du jour
V : Valorisation de référence (exemple cours de la séance précédente)
-1 : qui représente la base de valorisation de référence
La variation du jour ou de la période en % est égal au Cours du jour (C) divisée par la Valeur de référence précédente V - 1 (qui représente la base de valorisation précédente)
Nota : La Valorisation de référence d’une action est le Cours ajusté après des opérations sur le capital de la société (versement de dividende, attribution d’action ou de bon de souscription etc.)
Ainsi le V résulte du cours de la séance de référence (précédente) moins le montant du dividende lors de son détachement.
Pour bien évaluer la performance il faut retrancher aux cours antérieurs le montant correspondant au détachement du dividende, bons et autres attributions et non augmenter le cours du jour des attributions versées.

C’est ainsi que jours après jours les variations se succèdent.
Dans une période les variations journalières ne s’additionnent pas, mais se combinent. Cette notion est très importante pour bien appréhender l’évolution sur le long terme.

C’est ainsi, sur une base initiale de 100 et suite à dix séances de :
Hausse de 1% la valorisation est portée au-delà des 110 à 110,46
Baisse de -1% le solde reste supérieur à 90 à 90,44

On peut constater qu’à la hausse les bases de valorisation successives sur les quelles sont appliquées la variation suivante s’accroissent au fur et à mesure, ce qui occasionne un effet de levier, à l’inverse elles diminuent à la baisse, la perte en valeur est ralentie.
Curieusement il est inexact de croire que suite à dix séances de hausse suivi de 10 séances de baisse de 1% nous aurions un résultat égal ou supérieur à 100. Le résultat est inverse à 99,90.
Cette érosion est substantielle, lorsque l’on utilise des dérivés à levier (Tracker Leverage) cette perte est nommée Béta Slippage.
Ce décalage est fonction du levier et de l’ampleur des variations, toutefois il devient rapidement positif lorsque il y a un déséquilibre dans un sens ou dans l’autre, comme on a pu le constater dans les dix séances consécutives à la hausse ou à la baisse, au risque de se répéter il y a une accélération à la Hausse et un ralentissement à la baisse.

- Dans le cas d’un actif qui est pris isolément et dont le cours correspond à une valeur intrinsèque, la succession de variation a peu d’importance. Le cours du jour correspond à la valorisation donnée par le marché ce qui induit sa performance.

- Pour un titre spéculatif la valorisation est plus arbitraire, l’érosion qui est dénoncée ci-dessus prend une influence non négligeable.

- Dans le cas d’une composition de titre d’un portefeuille ou d’un indice le mécanisme de valorisation prend ici une place très importante dans la divergence entre eux dans l'influence des composants au sein d’un portefeuille / indice.
La variété de titre pourvoit une conséquence majeure dans l’évolution de l’ensemble. Une hausse de 100% d’un titre permet de compenser la perte totale d’une autre action.
Sans arriver à ce stade chaque titre a sa propre évolution, les plus perforants prennent un poids grandissant au détriment des perdants.
C’est ainsi qu’il est très difficile de surperformer un indice de marché comme le CAC40, d’autant plus si l’on se réfère à la version Global total Return (GR) avec les dividendes réinvestis.
Ce constat est d’autant plus démonstratif que la composition d’un indice de marché comme le CAC40 est relativement stable avec des critères de sélection simples.
La gestion active est prise en défaut, pour que les interventions soient bénéfiques elles doivent amortir les frais de gestion.
La diversité se justifie dans la probabilité de recruter un leader de marché à l’exemple des GAFA du Nasdaq US.
Cette sélection de performance s’opère naturellement dans une échéance Long Terme. Dans cet objectif pour ne pas alourdir les frais de gestion, un arbitrage dans un portefeuille doit se justifier. Il est le plus souvent hasardeux d’intervenir au risque d’arbitrer au détriment d’un leader de marché.

- Mais là où la performance est directement liée à la succession de variations journalières c’est les instruments financiers qui répliquent le comportement d’un indice / sous-jacent comme les Tracker à Réplication Synthétique.
Ici la valeur intrinsèque n’est pas prise en compte, mais c’est le décalage journalier du sous-jacent, c’est la succession séance après séance qui engendre le parcours boursier et non l’inverse.
Cette particularité est appelée Béta-Slippage. Dans ce type d’instrument financier à réplication synthétique la prise en compte de la volatilité du sous-jacent ainsi que le levier sont déterminants .

- Dans l’utilisation complexe en Straddle ou Stellage on recherche l’effet du Béta-Slippage dans l’accélération de la hausse d’un côté, conjoint à Terme au ralentissement à son opposé de la baisse.
La gestion de l’exposition prend ici toute son importance. Le compte de ce portefeuille illustre l’application de cette expérience.
L’ambition est de surperformer sur le Moyen/Long terme l’indice CAC40 GR et non de rechercher une performance journalière dans la gestion spéculative du Trading

Un dernier aspect sur la combinaison des variations :
Lorsque l’on sélectionne une série de variation, quel que soit l’ordre des performances des séances dans lequel on recalcule un parcours, le résultat final reste invariable.
Que vous calculer le parcours des dix séances de Hausses de 1% suivies de dix séances de baisse de -1% ou que vous mixez cette succession avec une base 100 au départ le résultat final reste à 99,90 pour des décalages alternatifs de 1%.
Si ces décalages sont portés à 2% le résultat s’érode à 99,60 pour devenir à 99,10 à 3% puis à 98,41 avec 4% ; 97,53 avec 5%. La perte gonfle rapidement, avec des variations alternatives de 10% le solde n’est plus que de 90,44 pour ne plus représenter que 5,63 avec des variations de 50%.
On aperçoit ici toute l’importance du Béta-Slippage avec des leviers exorbitants de 10 et plus

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